vendredi 16 janvier 2015

Kim Fowley (1939 - 2015)


Il a lancé The Runaways dans les années 70 - et par conséquent les carrières de Joan Jett et Lita Ford, et donc le girl-power dans le monde très macho du rock dur - mais a aussi été le producteur de nombreux artistes, parmi lesquels des Gene "Be-Bop-A-Lula" Vincent, sur l'album I'm Back and I'm Proud en 1969 (soit deux ans avant la mort de cette légende) ou, pour les cinéphiles, Flash Cadillac & the Continental Kids pour la bande originale du film American Graffiti de George Lucas, véritable ode à l'âge d'or du rock'n'roll.

Mais il était aussi un auteur-compositeur qui, en plus d'écrire pour lui-même au cours d'une carrière prolifique, a écrit pour d'autres et pas des moindres, ni sur les plus minimes de leurs œuvres, comme Alice Cooper (le titre "Escape" sur Welcome To My Nightmare, 1975) et KISS ("King Of The Night Time World" sur l'album Destroyer, en 1976, chanson initialement créée pour lui-même, cf. en fin d'article).



S'ajoute à cela le fait qu'il était aussi un personnage haut en couleur, provocateur, qui n'hésite pas à se dire plus grand qu'Elvis ou les Beatles, qui ne faisait pas forcément l'unanimité, souvent considéré comme un des exemples de ces remarquables salauds du music-business (il suffit de voir le portrait qui est fait de lui dans le film The Runaways) et surnommé Lord Of Garbage, titre de son autobiographie.

Bref, c'était quelqu'un ce Kim Fowley et il a quitté ce monde hier 15 janvier 2015 à l'âge de 75 ans, après avoir combattu un cancer de la vessie. Rock in peace !